Mais comment se fait-il que nous, qui vendons (aussi) des services de gestion des réseaux sociaux, n’ayons pas l’ombre d’une page Facebook ? Oui, en fait, nous pouvons dire que nous n’avons pas de profil sur Facebook (et nous vous assurons que c’est une vraie libération) mais il fut un temps où nous devions nous aussi faire des pieds et des mains pour montrer nos muscles et collecter de nouveaux “likes”.

Nous parlons d’il y a 7-8 ans maintenant, quand notre entreprise en était à ses débuts. À cette époque, Facebook était en plein essor et ne pas l’avoir semblait fou. Aujourd’hui, c’est encore partiellement le cas, mais entre-temps, le monopole a disparu au profit d’autres réseaux sociaux, notamment du côté des entreprises et surtout dans le segment des plus jeunes (d’Instagram à Snapchat). Ce n’est d’ailleurs pas la raison principale de notre choix à contre-courant. La réalité est que nous avons travaillé dur sur quelque chose qui, à long terme, rapporte beaucoup plus que Facebook : le contenu web.

Contenue web optimisé

La rédaction de textes optimisés pour le référencement reste en effet le meilleur moyen de se positionner sur Google et de recevoir ainsi du trafic naturel (c’est-à-dire non payant) en provenance du moteur de recherche, véritable entonnoir qui décide du succès ou de l’échec d’une entreprise. Ne pas être présent sur Google dans les positions les plus élevées, ou dans les quatre ou cinq premières places, signifie en fait ne pas exister.

En ce qui nous concerne, nous avons atteint au fil des ans un leadership absolu presque pour des mots fondamentaux comme les textes pour sites web (deuxième place sur la première page), la gestion des blogs (première place sur la première page), les présentations d’entreprise (cinquième place sur la première page) et autres.

Et ce n’est pas tout, car nous avons créé un cours en ligne de copywriting qui a effectivement conquis la première page et qui est désormais demandé, en vertu de son excellente position, par des étudiants, des entrepreneurs et des professionnels. Tout cela se traduit par des dizaines de demandes par an sans bouger le petit doigt et sans dépenser un euro en publicité. Fantastique, non ?

Le cas Usatogomma : le PPC seul en tête des recherches

Il va sans dire qu’un scénario comme celui qui vient d’être décrit n’est pas toujours facile à réaliser. Parfois, il ne suffit pas d’alimenter un site avec du bon contenu et de lancer un blog pour avoir le luxe d’abandonner sa page Facebook.

Mais parfois, c’est exactement ce qui se passe. Une stratégie de marketing de contenu de grande envergure doit être à la base de toute tentative d’ascension dans le classement de Google. À cet égard, j’aimerais vous faire part d’un cas de réussite éclairant. Je fais référence au commerce électronique de pneus d’occasion Usatogomma.it.

Le client nous a contactés l’année dernière pour nous expliquer la situation du site : beaucoup de visites… mais presque toutes issues de campagnes PPC sur Facebook et Google. En pratique, le site vivait sur un respirateur automatique. Une fois la prise débranchée, les visites auraient chuté.

Nous avons donc retroussé nos manches et, en l’espace d’un semestre environ, nous avons travaillé sur deux fronts :

C’est tout ? Exactement, ni plus ni moins qu’un travail minutieux et prolongé de marketing de contenu. Un investissement minime par rapport à ce que le client a dépensé en campagnes publicitaires payantes, avec un retour économique beaucoup plus élevé donné par l’obtention des premières places sur Google non seulement pour “pneus usagés” et “pneus d’occasion”, mais aussi pour de nombreux mots-clés connexes (“pneus usagés Bologne”, “pneus usagés Rovigo”, etc).

Pas pour quelques mois, mais pour les années à venir (c’est toujours le cas). A ce lien, pour ceux qui veulent approfondir, la page du projet, au-dessus de l’image de l’augmentation des visites organiques sur Analytics sur quelques mois.

Le cauchemar de Fzacebook et ce qu′IL faut publier chaque jour

Ma sympathie pour les entreprises qui détestent Facebook et ne savent pas comment le gérer est extrême. Après tant d’années passées sur ce réseau social, le jour où nous avons décidé de le fermer, nous étions presque émus. Bon débarras ! Pourtant, les gens se demandent encore si Facebook est nécessaire, et ils sont prêts à dépenser des budgets fous pour sponsoriser n’importe quelle nouvelle, même les plus inutiles et augmenter la base de fans (sauf à économiser ensuite sur la communication du site, c’est-à-dire la composante fondamentale de la stratégie de marketing numérique).

Je sais, dans certains cas, il est inévitable de se présenter sur le réseau social “n°1 mondial”, et nous avons d’ailleurs nos propres tarifs pour la gestion des canaux sociaux… mais attention : parfois, on considère sa page Facebook comme acquise, mais on ne tient pas compte de tout ce qui la précède.

Exemple : que lisent vos clients potentiels lorsqu’ils passent de Facebook au site web ? Des phrases copiées ici et là ? Ou des slogans et des accroches passionnants, capables d’évoquer des atmosphères et des suggestions ? À la lecture du nombre de demandes que nous recevons, je pense que la réponse n’est pas si évidente. Il faut donc toujours avoir une vision plus large de Facebook, qui pourrait finalement s’avérer être une autre vieille lubie dans quelques années. Et pendant ce temps, ceux qui ont investi dans le contenu vont se tordre de rire..